| ACCUEIL | ||||||||||
| Page Suivante | ||||||||||
| Page Précédente | ||||||||||
|
ACCUEIL MODIGLIANI |
||||||||||
|
||||||||||
|
NU ASSIS AU COLLIER Modigliani produisit la majorité de ses nus en 1917 et 1918. Bien qu’ils aient suscité le scandale ils ne sont qu’une petite partie de la totalité de sa production picturale. Ils varient mais ont tous en commun le fait que contrairement aux portraits de ses amis ou connaissances aucune des femmes dépeintes n’est présentée comme un individu. Modigliani s’intéressait au caractère universel du corps féminin et non pas à une lecture psychologique du caractère de son modèle. Ce tableau est un exemple de délicatesse et de sérénité. Les cheveux noirs de la femme disparaissent quasiment dans l’arrière plan obscur. Ses yeux sont clos et ses traits simplement dessinés. Elle est assise mais semble à l’aise plutôt que figée dans une pose formelle. D’une main elle effleure son collier, l’autre est placée entre ses cuisses. Son corps n’est pas allongé mais plutôt solide et lourd, se détachant nettement sur le fond sombre. Il émane d’elle une grande sérénité, ainsi qu’une tension sexuelle subtile et délicate, créée par la position de ses mains et par son expression distante et rêveuse. Le collier introduit une note de civilisation dans ce qui autrement serait un tableau de splendeur animale, de même que la main inhabituelle chez Modigliani dirigée dans le geste classique de pudeur. Le visage a beaucoup du caractère austère d’un masque africain. Ici comme dans les autres nus des dernières années de Modigliani la forme est couverte uniformément et platement dans une teinte à la dominante orange-rouge, sans aucune tentative de modelé pour la couleur et l’ombre. |
||||||||||