| ACCUEIL | |||||||||||
| Page Suivante | |||||||||||
| Page Précédente | |||||||||||
|
ACCUEIL MODIGLIANI |
|||||||||||
|
|||||||||||
|
|||||||||||
|
PORTRAIT DE PAUL GUILLAUME Le poète Max Jacob présenta Modigliani au marchand Paul Guillaume en 1914. Guillaume ouvrit sa galerie rue du Faubourg Saint Honoré en 1915. Il acheta et vendit quelques tableaux de Modigliani pourtant il ne se consacra pas au jeune artiste avec la ferveur poussée jusqu’à l’oubli de soi-même qui devait caractériser son prochain et dernier marchand, Léopold Zborowski. Modigliani dessina et peignit Guillaume plusieurs fois. Dans un autre portrait apparaissent les mots « novo pilot » qui doivent être pris comme un compliment, une comparaison du marchand d’avant-garde avec les pionniers de l’aviation. Ce tableau est une réminiscence des portrait de la Renaissance vénitienne que l’artiste devait avoir vus durant ses études. Par de petits détails, l’inclinaison du chapeau et la cravate légèrement décentrée, Modigliani caractérise son marchand comme un bon garçon sans façons, ce qu’il était assurément. Mais il y a quelque chose de détaché et de subtilement arrogant dans l’attitude et l’expression de cet homme d’affaires qui se suicida par la suite d’une balle de révolver. Peint dans une palette plus claire qu’en 1915 Paul Guillaume se présente vêtu de façon identique, dans une pose où l’affectation de nonchalance le dispute à l’assurance du personnage. Les yeux attirent l’attention. « Pourquoi m’as-tu fait dans mon portrait un seul œil ? Parce que tu regardes le monde avec l’un ; avec l’autre tu regardes en toi « Tout en gardant un détachement réfléchi par rapport au personnage il donne un portrait flatteur du marchand avec qui il cherche à établir une complicité. |
|||||||||||