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Site MATISSE
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1897 – LA DESSERTE
Ce tableau qui est sa première composition importante est un hommage à son maître Moreau
La serveuse qui se penche sur la table porte la petite coiffe avec des tortillons en arrière
Matisse emprunta des verres, de la vaisselle et des sièges à l’épouse d’un de ses cousins
La vaisselle coûteuse de la classe moyenne aisée s’allie avec la simple tenue de travail d’une fille de la campagne, les plinthes grossières de l’hôtel breton et l’absence de rideaux à la fenêtre
Pour acheter des fruits et des fleurs, Matisse dans l’hiver parisien dépensa au-delà des ses moyens pour se procurer des produits de serre
Pour conserver la fraîcheur des fruits, Matisse travaille en manteau, gants aux mains
Matisse avait entamé son travail avec sa palette traditionnelle de bruns de terre
Matisse fut surpris devant le résultat final qui donnait un grand rôle à la couleur
La tonalité générale de la toile est lumineuse
Cette clarté est exaltée par les tons chauds du vin rouge des carafes, du corsage marron de la servante et du fond vert bleuté
Ses amis, Camille au premier rang, convaincus qu’un tel tableau ne se vendrait jamais le suppliaient de peindre comme ses amis
Durand Ruel lui explique qu’il ne doit rien avoir de commun avec l’invendable Paul Cézanne
Seul Pisarro l’encourage “Très bien mon ami, vous êtes doué. Travaillez et n’écoutez personne”
Son maître Gustave Moreau est content car “les carafes sont bien d’aplomb” et qu’il peut poser son chapeau sur les bouchons. “C’est l’essentiel” dit-il.
Son père, Hippolyte Matisse, se mit en faction au Salon devant la toile et toute la journée entendit les gens en dire tout le mal possible
La réponse de Matisse fut “C’est moi qui ai raison”
Matisse cédé pour 200 francs la toile à Vollard qui la revendit aussitôt 1.500 francs à un amateur berlinois