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37 - EXECUTION DE MAXIMILIEN - 1867
Manet s'inspire de Goya
Dans une précédente version Manet avait peint des costumes mexicains conformes à la représentation de l'époque
Il a retravaillé son sujet et changé les sombreros en képis et montré une armée régulière dont l'uniforme évoque celui des troupes françaises
Cette assimilation sera ressentie comme une insinuation de la responsabilité de Napoleon III dans la mort de Maximilien
Les républicains mexicains commandés par Benito Juarez étaient entrés à Mexico le 10 juin 1861
Il avait été reconnu par les puissances européennes et la France contre la promesse que leurs intérêts ne seraient pas lésés
Cet accord mécontenta les monarchistes mexicains. Un comité d'émigrés en France demanda l'aide de Napoléon III qui avait exprimé sa sympathie sans intervenir
L'impératrice Eugénie, attachée à ses origines espagnoles rêvait d'imposer à ce pays révolté contre l'Espagne un monarque capable de rétablir la suprématie européenne
Juarez dénonça les accords passés avec les puissances européennes
La France, l'Angleterre et l'Espagne décidèrent une opération commune
L'armée française parvint à Mexico en juin 1863
Les émigrés mexicains à Paris offrirent la couronne à l'archiduc Maximilien, frère de l'empereur d'Autrice
L'expédition fut un désastre militaire
Napoléon III dut se résoudre à retirer ses troupes sous l'influence des Etats-Unis qui venaient de terminer la Guerre de Sécession (doctrine Monroe = le continent américain aux américains)
Sans armée véritable l'empereur Maximilien se retrouvait seul
Le 19 juin 1867 Maximilien est exécuté avec deux de ses généraux
Manet s'inspire du Tres de Mayo de Goya qui avait peint les massacres causés par l'invasion des troupes de Napoléon Ier de 1808 à 1814
Le tableau de Manet fut refusé au Salon car il défiait l'Empereur
Le tableau resta pratiquement invisible
Le premier plan est occupé par les soldats du peloton d'exécution qui, tout en tournant le dos aux spectateurs, sont assez inclinés pour montrer des profils qui ne révèlent aucune tension émotive
A l'extrême droite le sous-officier chargé de donner le coup de grâce semble lui aussi indifférent
Les visages de Maximilien et de ses généraux semblent se dissoudre entre la poudre et la fumée des coups de feu
Tous les personnages sont comprimés dans un espace limité pour réduire le champ de l'action
Bizarrement des badauds sont accoudés au mur
Le peinte a fait oublier la base de la muraille en laissant apparaître cette base le moins possible entre les pantalons noirs des condamnés et les soldats
Le commandant Lejosne fournit à Manet quelques soldats pour modèle
Par l'utilisation de gris et de noirs Manet présente l'évènement avec un certain détachement et peu d'émotion
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