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2 – LE BUVEUR D’ABSINTHE – 1859
En parcourant les galleries du Louvre Manet rencontre un jour un certain Collardet, chiffonnier et vendeur de ferraille
De cet homme vêtu d’un manteau élimé Manet va réaliser une scène inquiétante, illustrant un poème de son ami Baudelaire
« Tout ce que la grande cité a rejeté, tout ce qu’elle a brisé, il le catalogue, il le collectionne. Il compulse les archives de la débauche, le capharnaüm des rebuts … »
Avec ce tableau Manet tourne le dos à la représentation de la misère alors traitée de façon romantique
Manet invite son maître, Thomas Couture à venir voir son futur envoi au Salon. Couture : « Mon ami, il n’y a qu’un seul buveur d’absinthe, c’est le peintre qui a produit cette insanité »
Ce fut leur dernière rencontre
Il présente son tableau au Salon de 1859 au Palais de l’Industrie mais il fut rejeté.
Delacroix prit la défense de ce tableau
L’œuvre s’inspire de la peinture espagnole, en particulier de Velasquez
Ce tableau est le première tentative de confrontation avec l’opinion publique et la critique officielle
Réalisé selon la technique très fine du glacis = une très fine couche de couleur diluée que le peintre étendait sur le tableau déja sec de façon à laisser transparaître la couleur de la patine sous-jacente
Manet fut déçu du refus : "J'ai fait un type de Paris, étudié à Paris, en mettant dans l'exécution la naïveté du métier que j'ai retrouvé dans le tableau de Velasquez. On ne comprend pas. On comprendra peut-être mieux si je fais un type espagnol"
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