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1892 – L’ESPRIT DE MORTS VEILLE Une nuit, rentrant tard, Gauguin découvre Tahamana couchée dans la pénombre, les yeux grands ouverts en proie à une terreur extrême Gauguin a écrit « Tel quel c’est une étude de nu un peu indécente et j’en veux faire un tableau chaste. Le pareo étant lié à l’existence d’un canaque je m’en sers comme dessus de lit. Le drap doit être jaune car il suggère l’éclairage d’une lampe. Il me faut un fond terrible. Le violet est tout indiqué. Quel genre de peur ? Pas la peur d’une Suzanne surprise par des vieillards. Cela n’existe pas en Océanie. Le Tupapau (esprit des morts) est tout indiqué. Pour un canaque qui ne connaît ni le théâtre ni les romans mon Tupapau ne peut être que quelqu’un qu’elle a déjà vu. Mon revenant ne peut être qu’une petite bonne femme quelconque » Lignes horizontales ondulantes Accords d’orangés et de bleus Alfred Jarry a écrit « L’Olympia couchée brune sur la jonchée des arabesques d’or et qui fane et profane de son corps diaphane, soleil enseveli, l’or pâli de son lit, rêve à de vieux mystères » |
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