Page Précédente Page Suivante
Accueil
Site Breugel
breugel01048005.jpg
LA DANSE DE LA MARIEE

L’heure est à la fête
Les paysans dansent allègrement au son de la cornemuse, bavardent, boivent et s’embrassent
La mariée prend part aux festivités, elle est au milieu de la foule, robe sombre et cheveux dénoués
Les coiffes et les tabliers blancs des femmes forment un joli contraste avec le brun et le rouge qui prédominent
Cette toile est la première d’une série de peintures dans lesquelles Breugel a peint des paysans dansant et faisant la fête
(Danse de la mariée, Repas de noce, Danse des paysans)
Breugel se plaisait à assister à des fêtes paysannes
Au 16ème siècle la vie à la campagne n’était pas une sinécure ; les gens devaient travailler dur et n’avaient pas souven assez à manger
Ils aspiraient à faire bombance, se saouler pour oublier leurs soucis et attendaient avec impatience les fêtes de famille et les kermesses qui étaient leur seule forme de divertissement
C’est pour ces frasques que les citadins les méprisaient
Comme les citadins étaient les clients de Breugel, certains pensent qu’il faille lire ces peintures comme une critique du comportement des gens de la campagne
Les invités se laissent aller à la gloutonnerie et à l’appétit sexuel (les trois hommes du premier plan)
La mariée qui a quitté sa place à la table du fond (sous une couronne sur la tenture) danse avec un homme âgé, sans doute son père car le marié n’était pas encore autorisé à danser avec elle
Gamme des couleurs en crescendo constant depuis l’arrière plan jusqu’au centre et à l’avant du tableau
L’artiste a introduit dans ce déploiement effréné une impression d’ordonnance avec les trois couples du premier plan encadrés à droite par la silhouette du joueur de cornemuse et à gauche par celle du spectateur
A droite un spectateur considère le laisser aller des paysans avec plus de septicisme que de sympathie
breugel01048004.jpg
breugel01048003.jpg
breugel01048001.jpg
breugel01048002.jpg
Page Précédente Page Suivante
Accueil
Site Breugel