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LES DEUX SINGES

Breugel présente deux singes assis dans l’encoignure d’une fenêtre et portant au cou une chaîne reliée à un anneau
La fenêtre s’ouvre sur l’Escaut et la ville d’Anvers
Animaux exotiques : le port d’Anvers entretenait des contacts avec toutes les parties du monde connu
Ces deux singes seraient une allusion à l’assujettissement des anciens Pays Bas du sud à l’Espagne
D’autres pensent qu’il s’agit d’un jeu de mots entre « singerie » et « seigneurie », c’est à dire une allusion aux relations tendues entre le comté de Flandres et le duché de Brabant qui se disputaient le contrôle de l’Escaut
Ces deux singes sont les premières figures monumentales à apparaître dans l’œuvre de Breugel. Dans les œuvres précédentes l’artiste a toujours représenté des petits personnages qui s’effacent au profit de la magnificence du paysage
La fenêtre est si profonde qu’elle évoque l’idée d’une prison
Un singe en avant, près du bord gauche, la tête tournée vers le spectateur, l’autre plus en arrière, la tête tournée de profil
Les animaux sont enchaînés parce qu’ils ont renoncé à la liberté pour une noisette (devant à droite)
Bruegel dénonce une folie humaine : vendre sa liberté et le véritable bonheur pour un bien matériel d’une nature douteuse
A Pâques 1563, l’année suivante, Bruegel quitte Anvers, ville où il se plaisait beaucoup, parce que sa futue belle-mère avait insisté pour qu’il déménage à Bruxelles
Ce déménagement était-il pour Bruegel une perte de liberté ?
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