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COMBAT DE CARNAVAL ET DE CARÊME 1/4 Représentation allégorique du passage brutal de la joie de vivre exubérante, qui était de règle juste avant le carême, à l’austérité de la période suivante. Le gras carnaval livre bataille au maigre carême La désapprobation des excés de la « diablerie » de Carnaval était ancienne ; « carnaval » est dérivé de « carnem levare » qui signifie l’abandon des bonnes choses Carnaval est à cheval sur un tonneau de vin aussi massif que lui et brandit une broche de porc lourdement chargée en direction de Carême Autour de lui s’étalent tous les caractères de la gloutonnerie En face, Carême est représenté par une vieille femme maigre qui pare les coups de broche de Carnaval à l’aide d’une pelle sur laquelle deux maigres harengs sont vertueusement alignés Son entourage grignotes de chiches nourritures Les gens font l’aumône, achètent des cierges, vont à l’église Bruegel ne prend pas partie dans cette bataille La description qu’il fait du carême (en s’inspirant de Bosch ) n’est pas très sympathique Dans la composition les deux camps s’équilibrent Au centre du tableau, un couple vu de dos, qu’un fou conduit vers l’arrière plan est mis en relief par le sol qui sert de fond Ce couple central qui s’éloigne semble dire « ce sont tous des imbéciles » Près de l’église un jeu qui consiste à casser des pots appartenant à Carnaval Au centre, la boulangère reste neutre car elle vend des produits à tous Une femme vend du poisson comme menu de carême Une file de nonnes et d’autres personnes sortent de l’église Multitude de personnages évoluant dans un paysage urbain Au fond à gauche des gens brûlent symboliquement le bonhomme hiver Au fond, à l’auberge, on joue une pièce de théâtre « Ourson et Valentin », l’histoire de deux frères jumeaux abandonnés à leur sort : l’un est élevé par des ours, l’autre par le roi A gauche, devant l’auberge « Barbe bleue », on joue la mariée dévergondée, récit qui se moque des imbéciles qui sont prêts à épouser une femme au passé équivoque Alors que les mendiants de gauche sont abandonnés à leur sort, ceux de droite recoivent une aumône Un moine et une bonne sœur tirent la planche à roulettes sur laquelle est assise la femme décharnée Au centre une femme prépare des gauffres, une autre vend des harengs, usages typiques du carnaval et du carême Bruegel a voulu dénoncer les excés des deux : carnaval et carême |
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